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Author: jacky rozo

Vers l’Estramadura

Vers l’Estramadura

En ce premier jour de Juin un départ d’Ericeira sous une temps encore maussade et de temp à autre sous une pluie fine. La N247 qui suit le rivage jusqu’à Peniche et son majestueux cabo Carvoeiro avec une vue magnifique sur l’océan et surtout des rochers aux formes étranges. On peut jeter un œil au couvent proche avec une belle chapelle Nossa Senhora dos remedios (si elle est ouverte).
La ville ne nous a pas enthousiasmés bien qu’elle soit ceinturée de murailles du XV, mais la forteresse Forteza au Sud de la ville vaut le coup il parait (on l’a oublié !).


Puis direction le village enchanteur d’Obidos. Des maisons blanchies à la chaux qui croulent sous les fleurs (bougainvilliers, géraniums, …), des murailles crénelées bien conservées qui entourent le village, une belle place santa Maria, des églises encore et toujours et … Une belle promenade poétique !
Obidos reste l’apanage des reines portugaises depuis Isabel d’Aragon en 1282 (un cadeau de mariage du roi Dinis.
C’était un port il y a bien longtemps.


Couchage au camping de Foz do Arehlo. Correct. Petit tour en dans la ville et petite bière (20 cl) ; de toute façon il n’y rien d’autre à faire, ni à voir dans ce village, si ce n’est aller à la plage mais à pied c’est bien trop loin.
Demain direction Nazaré et ses vagues mythiques.

Une journée à Ericeira

Une journée à Ericeira

Départ ce 30 Mai dans la fraîcheur et la grisaille pour revoir Ericeira, une ville qui nous avait enchantés il y a près de 20 ans. Un joli village de pêcheurs devenu station balnéaire et une vieille ville toujours aussi charmante : des maisons pimpantes (quelquefois un peu trop) ornées de bleu, des ruelles pavées, un petit fortin , une belle petite église, des fontaines plud belles les unes que les autres, des plages bordées de falaise, …

Mais de plus en plus de bars, de restos et un port réduit à une peau de chagrin où ne reste que quelques bateaux, on ne voit plus les bateaux remorqués sur la plage et des immeubles un peu partout en dehors du centre. Mais la magie du lieu marche encore !


Couchage au camping d’Ericeira pas très cher, mais où il faut montrer patte blanche pour entrer et sortir. Belle balade du camping au village par le bord de mer mais pas de resto ce soir (on se calme sur ce sujet).
Demain on continue notre remontée tranquille.

Et en bonus la maison qu’on avait loué il y a 20 ans

Lisbonne

Lisbonne

Ce 30 Mai on va à Lisbonne en train à partir de Cascais (5 € par personne AR) avec un train toutes les 20 mn. Facile et économique ! Il fait maussade, pas plus de 20°, avec de temps à autre une petite pluie. Un temps pas dérangeant pour visiter une capitale.
Lisbonne, une métropole attachante bâtie sur plusieurs collines et dominant le Tage. Elle doit une bonne partie de son charme aux tramways quelque peu vieillots. Une ville bric à brac, qui se découvre à pied et où il fait bon musarder Peu de monuments si ce n’est la Sé (cathédrale ; le Sé utilisé par les portugais est l’acronyme de Siège Episcopal).
Point de départ la place du commerce proche de la gare d’arrivée, séduisante par ses proportions et la noblesse des différents édifices. Une esplanade qui s’ouvre sur le Tage pour bien signifier l’ouverture vers le Tage et la mer de la ville.

Puis la Baixa (la ville basse) complétement rasée par le séisme de 1755 et reconstruite avec des rues à angle droit qui nous amènent au Rossio (place D. Pedro IV) le cœur animé et bruyant de la ville. Ne pas rater l’élévateur de santa Justa qui amène au Chiado.

Direction la Sé ensuite le plus vieux monument de la ville (construite en 1147). Intérieur sobre roman avec un coeur baroque et des chapelles gothiques ! Magnifique crèche à na pas rater.

Ensuite l’Alfama (la ville blanche), inextricable lacis (de moins en moins) de ruelles, d’escaliers et de places. Ici tout est affaire de vagabondage ! Grande effervescence dans ce quartier pour la préparation de la fête de Saint Antoine, le patron de la ville. Resto pour se ragaillardir et Bocalhau (morue) pour nous deux : nature et à bras une spécialité portugaise (morue ou plutôt cabillaud avec des pommes de terre, des oignions, de la coriandre et des œufs battus en omelette) délicieuse.

Quête pour saint Antoine
Boîtes à sardines

Et pour finir le Chiado, ses magasins, ses bars chics et ses belles petites rues. Une petite glace pour le réconfort car on commençait à en avoir plein les bottes.

Retour à la gare et au camping où la pluie nous attendait ; petite sieste obligée. Demain on remonte vers le Nord avec un pèlerinage à Ericeira où nous avions passé une belle semaine il y a quelque temps (on ne sait plus quand).

Sintra

Sintra

Ce 29 mai au programme la visite de Sintra, ville située dans un emplacement grandiose sur un versant de la Sierra, parsemé de ravins boisés. Un lieu de villégiature très prisé des rois du Portugal avec deux palais importants à visiter.
Pas facile à appréhender cette ville avec de nombreuses restrictions de circulation. Il faut s’armer de patience mais aussi de ténacité (notamment pour le stationnement).
D’abord une montée pour voir le fantastique palais de la Péna et, là attention la montée en véhicule particulier est interdite, il faut stationner en bas au village (parkings P1, 2 et 3 conseillés) et monter en prenant les bus où les nombreux triporteurs ; on est monté quand même ! Indescriptible ce palais où tous les styles se mélangent ; il fut construit au XIX sur l’ordre de Ferdinand de Saxe- Cobourg. Par contre au moins une heure de queue pour rentrer mais c’est notre faute on se croyait Lundi mais c’était Dimanche . C’est quand même fabuleux !


Salle à manger
Plafond œuvré

Le tout dans un parc, lui aussi exubérant et magnifique, avec des arbres inconnus comme le cyprès mexicain !

Puis retour au village et visite de la vieille ville et du Palais National avec ses deux étranges cheminées coniques (on est pas rentré à cause d’une lassitude certaine !). Résidence favorite des rois du Portugal jusqu’en 1880.

Château des Maures du VIII sur une autre colline

Retour par une belle petite route sur le versant nord de cette sierra avec des rochers un peu comme à Bleau

Un petit resto le soir avec au menu morue et sardines. Pas trop original mais réconfortant.

Vers la costa del sol portugaise et Cascais

Vers la costa del sol portugaise et Cascais

Ce 28 mai direction la Costa del sol, la Riviera portugaise entre Lisbonne et Cascais. Pas notre tasse de thé cette côte bien habitée et embouteillée (on avait plus l’habitude). Direction Cascais station balnéaire très en vogue depuis le XIX.
Une ville encore agréable et surtout un magnifique marché le Dimanche avec une halle aux poissons impressionnante.
Un temps agréable pas trop chaud (et même frais le soir) continue à se maintenir et c’est top !

Puis installation dans l’immense camping de Guincho tout proche sous les pins. Une magnifique plage de sable fin nous attendait en dessous du camping, plutôt Catherine, pour la baignade ; elle a pris son pied dans les vagues impressionnantes et dangereuses de cette plage de surfeurs. Traversée de belles dunes pour y accéder.

Camping de Guincho
Cabo da Roca

Demain on visite Sintra et ses palais.

Rando Aldeia do meco – Praia das Biscas

Rando Aldeia do meco – Praia das Biscas

Super rando ce matin de 4 heures le long de la côte atlantique à partir de la belle praia dos Bisca vers le cap cado Espichel en AR. Des vues magnifiques sous un soleil de plomb. Spectaculaire !

Puis après quelques courses à Intermarché (eh oui) un petit tour à l’agréable station balnéaire de Sesimbra et de son port (petit bar aussi bien sûr).

Après encore une nuit à ce camping hors d’âge (Solmeco Park) on visitera demain la côte de l’autre côté de Lisbone et Lisbone ce sera après demain.

D’Evora à l’Océan (Aldeia do Meco)

D’Evora à l’Océan (Aldeia do Meco)

Ce 26 Mai avant de rejoindre l’océan un arrêt à Montemor la dernière ville de l’Alentejo de notre voyage. et toujours ces maisons blanches avec toutefois un changement qui annonce le grand Sud : des cheminées monumentales.
Montemor un autre lieu de festival de marionnettes (mais bien sûr moins bien qu’à Charleville-Mézières.

Le curieux arbre à huitres ou Jacandara

Puis direction l’océan et plus particulièrement le cap Espichel un ancien haut lieu de pèlerinage (une sacré bâtisse pour les logera) près l’apparition de la vierge sortant de la mer sur le dos d’une mule au XIV siècle (notre dame du cap). En tout cas un beau lieu et des vues magnifiques !

Couchage dans un camping improbable Solmeco Park et quelque peu décrépi près de Corva à Aldéolia do Méco (non loin du cap). Balade sur l’immense et belle plage qu’on rejoint après 1 km de marche du camping.

Plage à Corva
Vers Evora

Vers Evora

Après une nuit fraîche direction Elvas et ses fortifications à la Vauban (un Rocroi en plus grand). Déambulation dans les rues à l’intérieur des fortifications avec l’immanquable château et bien sûr le pilori.
A noter aussi le magnifique aqueduc de Amoreira du XVI avec des arches superbes.

Puis Estremoz et son marbre blanc ou rose (2éme exportateur de marbre au monde). Un marbre qui orne même les maisons les plus modestes. Visite de la ville et de la ville haute médiévale avec sa tour en marbre (château et pilori bien sûr).

Néfliers

Enfin Evora, ceinturée de murailles, se dresse dans la plaine de l’Alentejo. Une ville qui prospéra au moyen âge comme foyer d’enseignement et centre artistique. Une bien belle ville qui a gardé son aura et qu’on découvre avec gourmandise. Elle est patrimoine mondiale de l’humanité; Une place (praça do Giraldo) superbe, de beaux bâtiments, …
On en redemande !

Cloître
Cloître
Fontaine renaissance

Couchage au camping d’Evora pas terrible mais qui laisse la ville accessible à pied.

Haut Alentejo suite

Haut Alentejo suite

Après une nuit plutôt fraîche rando ce matin (huit km) au départ de Portagem pour monter à Marvao (PR1 de Marvao). Une montée parmi les chênes lièges sous un soleil léger mais avec du vent. Sympa !

Puis direction le Sud dans un paysage de champs brûlés par le soleil, de chênes lièges bien sûr avec quelques vaches et d’immenses quinta (propriétés). Une monotonie envoutante !
Arrêt au camping rural Os Anjos (les anges) sympa et pas cher pour la nuit.

Puis visite à pied du camping de la ville blanche Campo Maior. évidemment un château comme toutes les villes frontières avec l’Espagne mais aussi un pilori (l’inquisition marchait bien).
On commence à voir l’influence maure dans quelques constructions

Haut Alentejo

Haut Alentejo

Ce 13 Mai direction le Haut Alentejo et ses villages blancs teintés d’ocre jaune. L’Alentejo un monde à part loin de tout, silencieux, intrigant et qu’on adore. C’est le domaine du chêne liège avec près de la moitié de la production mondiale. Un savoir faire spécifique avec une récolte tous les 10 ans et seulement en été.
Et tous ces villages blancs adorables :
– Nisa avec sa vieille ville à l’ombre de ses remparts (avec même la photo des morts)

  • Castelo de Vide , ses rues en pente bien fleuris, son patrimoine architectural comme sa juiverie médiévale, son château, et …
  • Marvao, paisible hameau médiéval perché à 860 m de hauteur face à l’Espagne. Des murailles du 13 ° siècle entourent ses maisons blanchies à la chaux et château qu’if faut visite rien que pour ses vues. Une déambulation jubilatoire !

Couchage au camping de Beira – Mavao très sympa et non conventionnel.