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Author: jacky rozo

Pays Sami – Du Cap Nord à Karasjok

Pays Sami – Du Cap Nord à Karasjok

Le soleil nous a un peu fait défaut pour sa parade de minuit (il n’arrivait pas à se coucher) mais ce n’était quand même pas mal. Un monde fou, qui pose question. Une entreprise privée a eu une concession pour le site et construit un immense complexe touristique avec boutiques, cafétéria, restaurant, … Ils ont eu le droit de fixer les tarifs d’entrée, soit 285 couronnes par personne ! A  22h00/23h00 les cars de touristes arrivent pour admirer le coucher de soleil et s’ajoutent aux centaines de voitures et camping cars. Effrayant, quand on pense que sur ce site, au départ un lieu de sacrifice pour les Sami, en 1920 il y avait juste une cabane. Bonjour l’environnement !
En plus il n’y a personne en hiver car la route est fermée ; le cap est une île et est relié au continent par un tunnel de 7 km.

 

Nuit un peu fraîche dans la parking, avec ce vent glacial et lever sous le soleil. Toilette rapide et départ pour le pays Sami (on disait avant Lapon mais ils ne veulent plus de ce terme le jugeant péjoratif.
Ensuite le retour par la magnifique route du Cap entre toundra, fjords et rennes, avec la visite du port le plus septentrional Skarvag (sympa) de notre planète, puis du port industriel d’Honningsvag (on peut sans passer).

Puis direction la Finlande. Passé Lakselv jusqu’à Karasjok, notre destination, une route triste à mourir : des lacs, des pins et des bouleaux de plus en plus chétifs, des rivières, des étangs, des moustiques, …
Couchage au camping de Karasjok (pas mal) capitale du pays Sami en Norvège. Un parlement (photo) y siège et est responsable du maintien de la culture Sami. Le drapeau Sami est partout dans le village : les couleurs des Samis, un demi cercle rouge pour le soleil et un demi cercle bleu pour la lune.

Demain la Finlande et toujours le pays Sami ; un drôle de pays. Pour l’instant on essaie de se protéger des moustiques avant de récupérer de notre nuit dernière.

 

 

 

Grand Nord – D’Alta au Cap Nord

Grand Nord – D’Alta au Cap Nord

Toujours du soleil pour rejoindre le Cap Nord un lieu emblématique, magique mais aussi bien touristique. Une superbe route pour y accéder. On circule entre forêts de bouleaux rabougris, vallées rocailleuses, collines dénudées, fjords, rennes de temps en temps, …
Une route de bout du monde unique !

Pas comme l’arrivée au cap Nord, avec cet immense parking, plus que cher (560 couronnes), rempli de camping cars. Mais la beauté et la sauvagerie de ce lieu mythique reste (300 m de surplomb sur la mer de Barents). Impressionnant et ensorcelant ce bout du monde !
Sans oublier ce vent toujours présent.

Comme il fait beau, on y dort ce soir pour admirer le soleil de minuit ; on ne sera pas seuls !

Grand Nord – De Tromso à Alta

Grand Nord – De Tromso à Alta

Le bonus : soleil de minuit sur le camping de Tromso. Bizarre d’être aveuglé par le soleil entre 23h00 et 24h00 !

Toujours un temps clément pour le démarrage. Pourvu que çà dure !
Autrement toujours une belle route entre fjords, montagnes, glaciers et forêts un peu rachitiques. Couchage au camping d’Alta sous une température supportable (et même quelques brins de soleil). Une visite d’Alta n’est pas indispensable, sauf si vous aimez les centres commerciaux norvégiens. Par contre son musée archéologique, avec ses peintures rupestres, peut intéresser certains ou certaines.

 

Une rencontre inopportune

Le repas du soir un classique : pâtes à la sardine. Miam !

Demain on file vers le cap nord, où on se posera si la météo le permet (et la température), sinon on attendra une journée au petit port d’Honningsvag.

Grand Nord – De Lapphaugen à Tromso

Grand Nord – De Lapphaugen à Tromso

Allez un petit plaisir : les montagnes qui entouraient le camping sous le soleil de minuit.

Démarrage sous un beau soleil. Putain que çà fait du bien !
Des montagne (pas plus de 1700 m) enneigées, des forêts de pin et de bouleau, des lacs, jusqu’au fjord, le Balsfjorden, qu’on suit jusqu’à Tromso ; et là installation rapide au camping (vers 13h30) pour pouvoir visiter la ville ; plus de 42 € quand même et une ambiance de feu dans ce camping, où tout est bien à sa place et numéroté (on a même du gazon synthétique) .
  

Tromso, ancienne capitale de l’industrie de la baleine et point de départ de toutes les expéditions polaires. Une ville animée qui a su garder ces anciennes maisons et ateliers en bois. Çà nous a bien plu !
Un super musée à faire : le musée polaire qui retrace l’historique des expéditions de chasse dans le grand Nord (rennes, phoques, morses, ours blancs, renards arctiques, baleines) dans le Svalbard (Spitzberg) ; le tout dans une belle mise en scène. Et bien sûr, le récit des expéditions polaires d’Admunsen le héros norvégien (passage du Nord Ouest, passage du Nord Est, … ), mais aussi d’un autre héros moins connu Nansen et son bateau le Fram qu’il a laissé dériver sur la banquise (il était parti avec six ans de vivres !) pour rassembler le maximum de données scientifiques sur le climat, la faune , la flore, … Il finira prix Nobel de la Paix pour ses actions après la guerre 1914 (passeports Nansen). A ne pas rater !

 

 

 

 

 

Après avoir bien déambulé dans les rues, un passage obligé, la cathédrale de l’arctique en béton, le symbole de la ville. Elle est censée rappelée l’environnement (montagnes), mais aussi la culture (église en bois). D’autres y voient des crevasses et des aurores boréales. D’autres la lumière d’été et la nuit hivernale. Nous, on ne voit pas !

Demain le Finmark, le pays Sami, la laponie quoi ! Avec les moustiques !

Vers le grand Nord – De Kabelvag à Lapphaugen

Vers le grand Nord – De Kabelvag à Lapphaugen

Direction le grand Nord. Un temps superbe et des températures qui atteignent même les 20 °. On croit rêver !
Un détour pour voir la cathédrale des Lofoten à Kabelvag entièrement en bois. Étonnante de légèreté.
Puis visite de Svolver, une ville portuaire sans trop de charme, si ce n’est la balade le long des quais. Une ville reconstruite après 1945 comme toutes les villes du Nord de la Norvège qui furent détruites par l’armée allemande. Dans toute la Norvège, on trouve énormément de musées sur la guerre 1940-1945 ; un traumatisme pour les norvégiens.

De nouveau la route, la E10, pour rejoindre la route de l’Arctique (la E6) un peu au dessus de Narvik. Une route magnifique jusqu’au pont (photo) qui relie l’Île d’Austvagoy au continent. Des montagnes aux formes plus douces, des fjords aux eaux turquoise ou bleu profond (le bleu des anciennes cartes postales des années 60) et aussi des tunnels (innombrable). Toujours aussi beau !

Sur le continent çà change. Des forêts un peu rachitiques (surtout de bouleaux), des lacs et des montagnes arrondies avec des sommets enneigés.

Installation au camping de LappHaugen. Un lieu de combat de la bataille de Narvik (super musée de la guerre). Narvik, la seule victoire alliée (français, anglais, polonais et norvégiens) de 1940 à 1943 ; il s’agissait d’empêcher les allemands de contrôler la route du fer. Un fait d’arme de la légion étrangère et des chasseurs alpins français qui débarquèrent pour chasser les allemands de Narvik (pas longtemps d’ailleurs).

On quitte les Lofoten qui resteront pour nous un souvenir inoubliable. Un condensé de la Norvège bien sûr, mais surtout un univers enchanteur et magique !

Lofoten – De Valberg à Kabelvag

Lofoten – De Valberg à Kabelvag

Départ sous le soleil du camping dans la bonne humeur. C’est fou comme le soleil change tout !
La route 815 (plutôt que la E10), une route superbe peu fréquentée pour quitter l’île de Vestvagoy et passer sur l’île Austvagoy. Arrivés sur cette dernière, détour par la 816, une route magnifique aussi pour rejoindre le port d’Henningsvaer ; du monde un peu partout le long de la route, et bien sûr aussi au bout de la route, au village d’Henningsvaer, un peu trop touristique à notre goût.
Petite trempette sur une plage de sable fin et surprise l’eau n’est pas si froide que çà (pas plus qu’en Bretagne du nord), mais de là à se baigner !

 

Installation au camping Sandvika à Kabelvag et là intendance, c’est à dire lessive (il était temps), rangement, entretien …

Un petit tour quand même à l’authentique village de pêcheurs Kabelvag, le plus ancien village du Nord. On aime bien !

Lofoten -Île de Vestvagoy

Lofoten -Île de Vestvagoy

Temps pas terrible pour démarrer du camping décevant comme pas mal d’autres campings : chers (mini 30 €), peu de toilette, très peu de douches (payantes d’ailleurs), peu de bacs pour la vaisselle, machines à laver chères et/ou  souvent en panne. Et plus on va vers le Nord et moins çà s’arrange ! Un bon point quand même : la présence d’une cuisine pour se faire à manger dans tous ceux rencontrés.
Celui où on est, le Brustranda, se situe quand même dans un environnement magnifique le long de la route 815, beaucoup plus belle que sa consœur, la E10.

Direction Eggum par une superbe route sinueuse à souhait. Un site magnifique où on peut admirer le visage sculpté de Markus Raetz ; un visage qui change 16 fois de forme selon l’endroit où on se place.
Un environnement différent aussi selon comment on le regarde, d’un coté on dirait le golfe du Morbihan avec ses eaux translucides (crachin y compris), de l’autre un univers complètement montagnard (un superbe cirque), et devant  la campagne. Étonnant !
Parking payant 30 couronnes (enfin si on veut) et 100 couronnes pour y passer la nuit. Il parait que c’est un bon site pour voir le soleil de minuit (mais avec le temps qu’il fait !)

Puis le musée viking à Leknes, un peu décevant malgré la reconstitution de l’habitation d’un chef viking Olaf quelque chose (il fut le premier à coloniser l’Islande en l’an 900 ; 83 m de long pour 12 m de haut quand même pour cette modeste demeure !
Pas des joyeux lurons les vikings, avec leur vison du monde selon trois cercles : d’abord la demeure des dieux avec Odin comme chef, puis les hommes et enfin les géants maléfiques (serpent de Midgard qui entoure le cercle de hommes). Ils étaient constamment tiraillés entre ces deux forces (dieux et géants). Sans compter qu’ils croyaient à la fin du monde : le Ragnarok (catastrophe cosmique, combat entre les dieux et les géants et j’en passe) avec quand même la possibilité d’une humanité nouvelle ! Conception tragique et dramatique du monde n’est-ce pas !

Puis découverte d’un merveilleux bout du monde : Unstad. Un spot de surf (les fous !)

Puis le vent forcit et une pluie drue arriva pour le retour au camping. Soirée prévisible dans le fourgon, notre maison quelque peu étriquée et peu chauffée. Lecture obligatoire !!!!!!

 

 

Lofoten – De Moskenes à Kongsjorden

Lofoten – De Moskenes à Kongsjorden

Putain que c’est beau ! Trop de paysages superbes. On ne peut tout raconter et décrire, sinon on va finir épuisé comme Stendhal !
On démarre par le magnifique dernier port de l’île Moskenesoy : Hamnoy. Puis on passe sur l’île de Flaksatdoy (beaux petits ponts entre autre) avec des visites de beaux ports comme Fredvang ou Nusfjord (entré payante de 100 couronnes soit 10 € par personne ; on n’est pas resté !) ou de plages paradisiaques comme à Ramberg (le sable blanc et la couleur turquoise de l’eau bien paradisiaques, mais la température de l’eau et sur la plage, non!).
Mais évidemment c’est la beauté majestueuse des paysages qui prédomine !
Les paysages changent, la végétation reprend ses droits et on se retrouve dans un mélange unique de mer, de montagne et de campagne. Étonnant ! Plus d’habitations, d’activités aussi, et toujours cette odeur de morue qui ne nous quitte pas (pas encore sur nous rassurez-vous).

Puis un tunnel de plusieurs kilomètres pour passer sur l’île de Vestvagoy. Deux détours pour deux ports actifs intéressants : Ballstad et Stamsund.

 

 

 

 

 

Couchage au camping Brustranda près de Valberg dans un site sublime. C’est trop pour aujourd’hui, il faut qu’on récupère !

Moskenesoy – Rando Munkabu – Reine

Moskenesoy – Rando Munkabu – Reine

Belle rando le matin sans soleil (dommage), mais sans pluie, jusqu’au refuge de Munkabu. Des belles vues et de beaux paysages malgré le temps plus qu’incertain et la boue qu’on retrouve fréquemment ici. Vaut mieux avoir de bonnes chaussures imperméables pour randonner dans les Lofoten !

Après un repos bien mérité visite de Reine, un village ancré sur plusieurs péninsules dans un site exceptionnel.
On s’est quand même payé une bière dans un bistrot sympa de Reine. Mais à 8 € le verre de 25 cl on n’est pas prés d’être éméché !

Demain on change d’île mais on reste toujours dans les Lofoten. Et un une photo du coin des tentes du camping bien chargé ; il fait moins de 10 degrés à 20h30 (10 à 12 cette journée). Le camping sauvage est permis dans les Lofoten mais comme il nous faut de l’électricité pour un peu de chauffage on fait les campings chers et quelquefois sous équipés comme ici à Moskenes.

 

Lofoten – Ile de Moskenesoy

Lofoten – Ile de Moskenesoy

Départ ce matin de Bodo à 11h00, sous un beau soleil qui ne nous quittera pas de la journée (une première depuis notre départ), avec une petite incertitude : aurons-nous de la place sur le ferry car nous n’avons pas réservé ? Ouf çà passe ! Il vaut mieux réserver en plein été (certains sont restés à quai). 3h30  de traversée et déjà de belles vue au départ.

Une arrivée somptueuse au petit port de Moskenes sur l’Ile de Moskenesoy (partie la plus au sud de l’archipel). Les Lofoten, un monde à part et magique, une chaîne de pitons rocheux avec un peu de neige au sommet et des villages remplis d’un charme fou.
L’île de Meskenesoy, la plus méridionale (la plus touristique aussi) offre un paysage rude , voire austère, mais surtout des villages construits sur pilotis d’une beauté !!!!!
Les Lofoten c’est l’univers de la morue (la morue est un cabillaud séché) ; elles y fraient de Janvier à Avril. Elle est partout et ce que les norvégiens apprécient surtout, ce sont les têtes plus filandreuses.  Un norvégien sur trois continue à consommer de l’huile de foie de morue. C’est plus qu’un mauvais souvenir pour moi. J’ai vécu l’époque où les parents donnaient aux enfants une cuillerée chaque soir pour combattre le rachitisme (pas eu beaucoup d’effet sur moi) ; j’en frémis encore !
Visite du magnifique petit port de A au bout des Lofoten. Maaagique !

A A on a retrouvé une plante qu’on avait déjà vu dans le Mercantour. Nos connaissances en botanique sont pauvres. Il s’agit de quelle plante ?

Demain on espère toujours le beau temps pour se faire une petite rando dans la montagne. On croise les doigts !
Au fait, il fait toujours jour à partir de maintenant et on va essayer de faire une photo du soleil de minuit.