Du soleil ce matin du 26 Mai après une nuit bien fraîche ! Un petit peu de la lessive avent de démarrer ; c’est quand même bizarre qu’on salisse moins en voyage ! Puis départ pour une rando dans la réserve du mont Viso qui culmine à 3841m mais en Italie. Départ du parking de la roche éclatée au bout de la route, à une quinzaine de km du camping, jusqu’au grand belvédère du mont Viso (3h30 AR). Une belle rando pas très dure, quelquefois dans la neige, avec des vues magnifiques. Que c’est bon marcher sous le soleil, de porter un bob, de se tartiner d’huile solaire, de vivre quoi. On en avait perdu l’habitude. Bon on a quand même un peu dérangés quelques marmottes.
Demain on essaie de rejoindre Briançon par le col de l’Izoard (2360 m). On verra bien si le fourgon tient la montée, rude notamment dans la casse déserte et s’il fait beau (ce qui encore moins sûr).
Ce 25 mai direction le Haut Queyras. Départ par la belle combe du Queyras qui suit le Guil et, premier arrêt à Château Queyras pour voir l’impressionnante forteresse Fort Queyras, construite en 1260 et redessinée par Vauban en 1692.
Puis direction Saint Véran, là oùle coq picore les étoiles (leur devise). C’est le village le plus haut d’Europe (2040 m) et il est somptueux. Le plus marquant ce sont les maisons en bois, superbement restaurées. La partie basse en pierre abritait hommes et animaux (dans la même pièce !) et l’étage en bois, le fuste fait de troncs d’arbre empilés et croisés aux angles, surtout le fourrage
Des cadrans solaires un peu partout pas toujours exacts, mais peu importe il s’agissait surtout d’affirmer son statut social.
Des fontaines en bois (une par quartier) pour abreuver le bétail et pour la lessive, sans oublier le four banal (un aussi par quartier). Il existait cinq quartiers, au départ pour limiter les risques d’incendie
Et je ne parle pas du décor plus que magique.
Un enchantement et une visite à ne pas rater !
Puis direction Abries et son camping – caravaneige. Petite rando au départ du camping dans les mélèzes et les genévriers pour aller voir le hameau du Malrif dans une vallée étroite et escarpée et qui se prête assez mal une installation humaine mais c’est ce qui fait le charme du site.
Et pour finir une petite bière avant de rejoindre nos pénates. Il commence à faire bien frais malgré notre petit souffleur et le petit verre de vin. Ce soir on sort les duvets.
Pas de pluie (pour l’instant) ce 24 Mai. Ce qui est normal au Queyras car c’est une région où le soleil normalement brille 300 jours par an. Du coup rando de trois heures le matin (400 à 500 m de dénivelé) au val d’Escreins (sur la route de Vals), une des premières réserve municipale de France avec de magnifiques vues sur les pics de la Font Sancte (3385 m) et le pic de Panestrel (3254 m). . Une “terre du milieu” dédiée à la rando. Ce val était encore habité jusqu’en 1916 où il fut incendié ; la cause reste inconnue) et seule la chapelle a été restaurée. Une rando à la recherche des arbres remarquables du val : des mélèzes plusieurs fois centenaires.
Puis comme il ne pleuvait toujours pas un un petit tour en fourgon dans la combe du Queyras pour voir les gorges du Guil, le torrent qui a donné son nom au village.
Quelques images du torrent qui descend du village de Ceillac haut perché.
Et pour finir une petite bière au village avant le retour au camping où il fait toujours frais. Demain on reprend cette combe pour monter au haut Queyras et ,entre autre, voir à 2030 m d’altitude le plus haut village d’Europe Saint Véran. Vu la température ambiante et la météo prévue pas sûr qu’on y dorme comme on avait prévu !
Ce 23 Mai 2024 un petit changement au programme, le Lautaret étant fermé on rejoindra le Queyras par Bourg d’Oisans, le col d’Ornon (le seul ouvert) avec comme particularité le franchissement de trois gués (heureusement pas d’orage en vue), Gap puis enfin Guillestre au pied du Queyras. Un seul camping à moitié ouvert (le saint James pas extraordinaire), les autres réparant les dégâts de violentes inondations du torrent (voir photos). Toujours un temps humide (pluie bien sur) avec peu de vue sur les montagnes bien enneigées. Après une brève installation visite de Guillestre, un village à l’histoire mouvementée, subissant diverses influences au rythme des guerres franco-italiennes et des guerres de religion. Ancienne place forte, le patrimoine reste important, notamment la vieille ville moyenâgeuse. Une belle découverte.
Demain on essaiera de randonner un peu mais on ne pourra monter très haut car au dessus de 2000 m la neige est présente et nous n’avons pas d’équipement. Pas de pluie ce soir mais il commence à faire frais (on est à 975 m) et on espère un peu de soleil demain.
Belle visite, ce matin du 22 Mai 2024, du musée dauphinois, installé sue les pentes de la Bastille dans le couvent Sainte-Marie d’en-haut. Il inscrit son action dans la relation de proximité qu’il entretient avec les habitants des Alpes dauphinoises. C’est un lieu d’investigation de toutes les périodes alpines. Tout compte fait une bonne entrée en matière de notre découverte de l’arc alpin (1200 km de longueur et quelque 190 000 km² répartis entre la France, l’Italie, la Suisse, l’Allemagne, le Lichtenstein, l’Autriche et la Slovénie).
La sculpture “L’Ecorcée” dans la cour du musée
Trois expos à voir : – une belle expo “Style et cimes” des photographies de Jacques Henri Lartigue qui traversent le 20e siècle. Son amour du sport lui a fait découvrir les Alpes au temps des premières station de ski. Un amoureux e la mode aussi.
Deux expos sur la vie dans les montagnes alpines, la naissance du ski et son évolution
La vue du musée :
Les bulles :
Rando l’après midi sur les hauteurs de Seyssins interrompue par une bonne “drache”
Demain on file vers Briançon et on espère pas trop de mauvais temps sans trop y croire !
Pas de pluie ce matin du 21 Mai. Au menu le Sud de la Bourgogne et quelques villes industrielles comme Le Creusot ou Montceau les mines . Un arrêt à Cluny, siège du plus grand ordre monastique médiéval d’Occident. Un centre-ville riche en maisons romanes et gothiques, deux églises, un majestueux Hôtel-Dieu et un un musée d’Art et d’Archéologie qu’on visitera au retour de ce voyage. Une belle halte.
Paysage Bourgogne Sud aux environs du Creusot
Musée
Les restes de l’abbaye
Puis direction Grenoble et plus spécialement Seyssins et la maison de la sœur de Catherine (et de son compagnon) après bien sûr avoir évité de rentrer dans la ZFE de Grenoble. Grenoble d’après l’office de tourisme “est un lieu qui regorge d’art, de culture, de gastronomie et d’activités de plein air“. En tout cas une ville, patrie de Stendhal et de Vicat (l’inventeur de l’hydraulicité des liants comme le ciment et la chaux) qui s’est vraiment développé après les jeux olympiques d’hiver de 1968 (de 50 000 à 150 000 habitants), un peu anarchiquement d’ailleurs. Ce qu’on remarque de suite : la place importante des vélos (circuler ou se garer en voiture tient de la gageure) et l’omniprésence du tram. Pas mal de choses à voir en déambulant dans les rues piétonnes et les nombreuses places. Il faut lever les yeux pour repérer les nombreux stucs en ciment dus à Vicat (une particularité de Grenoble) ou autres décorations de façade (comme des éléphants ou …).
La collégiale Saint André au style simple et dépouillé avec sa grande flèche de tuf argenté, équilibrée par quatre clochetons (un signal sur la ville). A noter à l’intérieur l’étrange chapelle de Notre Dame des suffrages. Une confrérie “œuvre de prière pour le soulagement des âmes du purgatoire”
Les bords de l’Isère avec au fond le massif de la Chartreuse puis Vercors:
A voir aussi le magnifique escalier de la librairie Arthaud (famille de la célèbre navigatrice)
Ne pas oublier de rendre hommage à Stendhal en allant voir sa célèbre terrasse
Et pour finir, le soir, un excellent repas (léger) local préparé par Brigitte la sœur de Catherine : saucisson lyonnais, gratin dauphinois et gâteau à la noix. Miam !
Et c’est parti ! La nationale 6 pour bien démarrer avec quelques noms bien sympathiques : Chablis, Irancy, Saint Bris le Vineux, Saulieu. Un peu de Morvan aussi avant de poser ses valises au camping d’Autun.
Inscrite dans le réseau des Villes d’Art et d’Histoire, Autun possède un patrimoine exceptionnel, reflet d’une histoire prestigieuse engagée il y a plus de deux millénaires. Un lieu où il fait bon flâner quand le temps le permet !!! Les romains ont laissé un théâtre, deux portes, quatre kilomètres et demi de remparts (plutôt gallo-romain), la pierre de Couhard (monument funéraire), le temple dit de Janus.
Un abri improvisé
Le Moyen-âge chrétien a lui laissé la cathédrale Saint-Lazare, au caractère clunisien, érigée à partir de 1120 avec son magnifique tympan du jugement dernier où pour une fois la balance penche du bon côté. A voir aussi les belles maisons à pan de bois de la ville haute et le musée Rolin.
L’hôtel de ville
Par contre pour la période moderne difficile de trouver un bar pour notre cérémonial de début de vacances : la photo de la première bière du voyage. Une blondinette en plus !
Pour la nuit au camping (quelque peu trempé) on espère ne pas avoir d’orage. Peut être que notre visite à la cathédrale va avoir un effet positif. Demain Grenoble et un peu de famille.
Mais les vrais voyageurs sont ceux-là seuls qui partent Pour partir; cœurs légers, semblables aux ballons, De leur fatalité jamais ils ne s’écartent, Et sans savoir pourquoi, disent toujours : Allons!
Des changements pour notre projet de voyage. La Lituanie n’acceptant la prolongation de validité de 5 ans de nos cartes d’identité, et vu aussi la situation instable de cette région d’Europe, nous avons choisi d’autres destinations qu’on connaissait peu. Ce sera le Queyras, les lacs italiens, les Dolomites (on espère y voir pas trop de monde) avec une une excursion à Ljubljana. Pas mal de randos au programme bien sûr.
On espère bien que vous continuerez à nous suivre dans ce périple un peu moins aventureux !
Pour 2024 (du 20 Mai au 3 Juillet) ce sera les pays baltes et un peu du Sud de la Finlande. Quelques incertitudes quand même liées à la proximité de la Russie. En tout cas on est prêt !